Les femmes réfugiées qui récoltent un champ à Lainé

Récolte et battage de champ  de réfugiés à lainé

Remise aux bénéficiaires d’un puits amélioré aménagé et équipé d’une pompe manuelle

Puits amélioré aménagé et équipé d’une pompe manuelle  

Réservoir d’eau de 20m3 au camp de kouankan II

Une rampe de distribution d’eau  à kouankan II

Tentes communautaires au camp de kouankan II

Blocs de latrines douche d’urgence à kouankan II

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DéCEMBRE 6

Présentation général de l’ODIC :

1 - 1 contexte  de création :

Depuis 1990, la République de Guinée est la terre d’accueil de plus d’un million de réfugiés sur son territoire. De ce fait, elle a enregistré un afflux massif de réfugiés suite aux conflits armés  qui ont éclatés dans les pays (Libéria, Sierra Léone et Côte d’Ivoire)avec lesquels elle partage de longues frontières, plus de 2000Km. 

Avec la côte d’ivoire  elle partage près de 1000 Km de frontière: De la Région forestière (Beyla, Yomou,  Lola),à la Haute Guinée (Mandiana, Boula et Noumoudjila).

Ces réfugiés sont localisés dans les préfectures limitrophes :Forécariah, Kindia, Faranah, Kissidougou, Macenta,N’Zérekoré, Lola, et Yomou et la capitale Conakry.

De 1990 à 2001, des bandes de rebelles venues de la Sierre Léone, du Libéria, ont semés des troubles en attaquant les camps des réfugiés situés à proximité des frontières créant une situation notoire d’insécurité dans ces zones. Le gouvernement guinéen en relation avec son partenaire le HCR furent contraints de transférer tous ces réfugiés vers des sites très éloignés de la frontière à l’intérieur du pays notamment dans les camps de sembakoundian à Dabola.Ces attaques armées perpétrées en Guinée particulièrement en fin d’année 2000 auront un impact négatif non moins important sur les conditions de vie des réfugiés et des populations hôtes. Cet impact se traduit par une vindicte populaire  contre les réfugiés, la mise en sac de certains camps par les rebelles, la fuite et la dispersion des deux communautés transformant la population locale en personnes déplacées internes :

- Sur le plan social, cette situation a eu pour conséquence immédiate l’enregistrement de plusieurs morts, des blessés, des veuves/veufs, d’orphelins, des agressions, des viols collectifs, des arrestations abusives, des pillages, des tracasseries diverses et autres victimes de la barbarie  etc. ;

- Sur le plan   de l’environnement, les dommages causés à  travers le déboisement abusif du couvert végétal et la dégradation des infrastructures sociales (routes, édifices publics, et autres) met en relief l’ampleur des dégâts.

- Sur le plan humanitaire, le manque de protection des personnes concernées, la réduction de la production alimentaire de base, la propagation des maladies liées aux vecteurs par le manque d’hygiène, constituent les effets pervers qui ont eu un impact négatif sur la vie des deux communautés (populations locales et réfugiés).

Au  regard de ce qui précède et à l’instar de la communauté internationale dont l’appui vise à priori les réfugiés par le biais du HCR, que des cadres guinéens ont fait l’analyse de la situation du moment. Cette analyse a mis en évidence un écart remarquable entre l’aide fournie aux réfugiés et la vie déjà précaire des populations locales hôtes. En effet, la pression des réfugiés sur les faibles ressources disponibles a rendu encore plus sombre la vie des populations hôtes qui ont partagé leur espace de vie, leur bien et leur nourriture dont entre autre. En outre, cette analyse s’est penchée aussi sur la phase consécutive au départ du HCR, de ses partenaires après la fin de la situation d’urgence. Ce constat fait état d’un vide sur le terrain tant au niveau de la protection, de la restauration des dommages.

Sur le plan de la politique nationale, l’éclosion des initiatives privées et collectives privilégiés par la 2ème  République a été un facteur motivant la création des structures ayant pour but de relever le défis du Développement durable du pays.

C’est dans ce contexte sociopolitique perturbé, que l’ODIC a été créée pour tenter de répondre aux préoccupations de ces communautés en détresse.

1-2 Historique :

L’ODIC dont la dénomination est l’organisation pour le développement Intégré Communautaire a son siège social à Conakry, capitale de la République de Guinée .L’ODIC est une association à but non lucratif, apolitique, régit par la législation guinéenne des organisations non gouvernementales (ONG).Elle est affiliée aux organisations de la société civile (osc).Elle a été créée par :

  Arrêté A/98N° 8555/MID/CAB/SACCO DU 4/11/98.

Elle intervient sur toute l’étendue du territoire national de la République de Guinée et dans  les domaines non moins importants que sont l’eau, l’assainissement , l’agriculture,l’ environnement, les infrastructures, l’éducation, la gestion logistique, les activités génératrices de revenues, le rapatriement et  plus particulièrement dans la gestion des opérations d’urgence.Elle totalise aujourd’hui  18 ans d’expériences dans la gestion des opérations d’urgences dans les camps des réfugiés, des personnes déplacées internes(pdi),et l’assistance aux communautés d’accueil en Guinée en partenariat avec le HCR.Cette assistance s’étend aussi vers les projets de développement tels que la construction des infrastructures sociales de base (école, centre de santé, eau, assainissement,  laprotection de l’environnement et la mobilisation sociale avec les agences chargées du développement à l’occurrence l’UNICEF, AFD, la FAO, CECI, DRC, PNUD…...

Siège sociale : Conakry, Commune de Ratoma, rond-point de Bambéto République de Guinée

Tel : 631 58 84 59 /664459556/631 49 97 46

E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

BP : 5162 Conakry

     1-3  Zone d’intervention et Groupes cibles : 

Par cette note de présentation, ODIC se propose d’intervenir dans la région Afrique à travers les camps de Réfugiés et les communautés d’accueil.

 Cette intervention aura pour cible principale l’assistance multisectorielle de base, en ayant particulièrement en vue le cas des personnes les plus vulnérables notamment les femmes, les enfants et en portant une attention soutenue sur les questions de genre (âge, diversité culturelle, sexe, etc...).

 

Elle concernera surtout la restauration  de l’environnement dégradé par le fait de la présence  des réfugiés. Par ailleurs, l’ODIC veillera attentivement à l’implication dans  toute les étapes du processus de mise en œuvre des projets des responsables des services de l’état à tous les niveaux, des structures privées, des autorités locales et des chefs religieux. Pour la mise en œuvre des différentes activités prévues, ODIC fera recourt à des experts nationaux et ou consultants locaux qui seront formés et outillés pour exécuter les activités .Elle fera aussi recourt à des compétences d’expatriés de haut niveau pour renforcer l’intervention afin d’optimiser les résultats attendus.   

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